Mardi 28 juillet 2009
Comment  interpréter la façon dont les médias ont présenté les dernières chiffres concernant le nombre de demandeurs d'emploi du mois de  Juin ?

Certes, il y a eu une baisse du nombre de demandeurs d'emploi de la catégorie A, c'est-à-dire, des demandeurs d'emplois "sans aucune activité". Cela ne permet pas d'affirmer qu'il y ait une quelconque  diminution "réelle" du chômage. En effet, le chômage toutes catégories confondues, continue  à progresser : plus 9.200 demandeurs de plus inscrits  au mois de Juin.

Selon les informations données par ces mêmes médias, qui annoncent "une baisse du chômage au mois de Juin" dans leurs titres,
  • en  catégorie A , il y aurait 2. 524.500 DE (demandeurs d'emploi),
  • en catégorie A, B, C , il y aurait 3. 634.800 DE,
  • et, si l'on compte les personnes dispénsées de recherche d'emploi, c'est-à-dire DE en stage, en formation, en maladie (cat D), et en Contrats Aidés (cat E), alors le nombre augmente à 4.097.800 DE.

Reste, qu'il s'avère difficile de comprendre les motivations de la presse (des journalistes), quand on constate que ceux qui, en principe, sont tenus d'informer de façon crédible, se prêtent à de telles pratiques de manipulation de l'information, et dont le but ne peut être autre que de faire croire aux gens que les choses sont différentes de ce qu'elles sont.

La crédulité a des limites. Prétendre que les français soient à ce point des "crédules", c'est vraiment montrer un grand mépris pour ce peuple, lequel vit de plus en plus de conditions de vie assez dures.

Des crédules il y en a, certainement, mais leur nombre est très inférieur à celui des gens qu'aujourd'hui, en France, vivent le chômage, la misère, la précarité, les difficultés, et l'indifférence de ceux qui prétendent qu'avec des mots et des chiffres l'on peut changer la réalité.
Par maria marquez blanc - Publié dans : chômage
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Lundi 20 juillet 2009

J'ignore la raison qui fait que l'on fête les  40 ans d'un événement.  Les 50 ans ou les 100 ans, je les comprends, mais les 40 ans, non. Pourtant, il y a quelque chose de très beau dans cet anniversaire. Je ne sais pas pourquoi, mais il y a de la beauté. C'est peut-être par cause de la crise et de cette année, qui a été un peu dur pour tout le monde. Alors, penser à cette aventure humaine, pour ceux qui avons eu la chance de l'avoir vu "en direct"... C'est quelque chose d'émouvant. 
Je me rappelle que ce fut l'occasion du premier téléviseur, un cadeau pour mes grands-parents, puisque la télévision n'arrivait pas encore dans les provinces. J'avais 12 ans alors, et je me souviens, encore, de l'émotion partagée par tous, et que j'ai vécue comme une émotion habitée de quelque chose de très poétique. Aujourd'hui, encore, revoir ces images me renvoi à ces nuits remplies d'étoiles, qui nous font prendre conscience de notre place dans l'univers et au milieu de la création.




Par maria marquez blanc - Publié dans : Actualité
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Mardi 7 juillet 2009



Présentation de l'Encyclique par le Cardinal André Vingt-Trois.

 

" Avant d'entrer dans la présentation de grands repères de lecture de l'encyclique Caritas in Veritate, que j'ai le redoutable privilège de vous présenter maintenant, je voudrais vous partager une impression personnelle que j'ai retirée de cette première lecture. La troisième encyclique de Benoît XVI m'apparaît d'abord comme un formidable message d'espérance que le Pape veut adresser aux catholiques et, plus largement, à « tous les hommes de bonne volonté », selon la formule consacrée, c'est-à-dire à tous ceux qui sont intéressés par des réflexions inspirées par la foi chrétienne et qui sont disposés à les accueillir sans a priori négatif.
 

 Ce message d'espérance est le suivant : l'humanité a la mission et les moyens de maîtriser le monde dans lequel nous vivons. Non seulement elle n'est pas soumise à une fatalité, mais encore elle peut transformer ce monde en agissant sur les événements et faire progresser la justice et l'amour dans les relations humaines, y compris dans le domaine social et économique, et même dans une période de crise comme celle que nous connaissons.

 Cette espérance se fonde sur une conviction : dans l'univers, l'être humain a une dimension particulière qui lui permet de n'être pas soumis à la domination mécanique des phénomènes, qu'ils soient naturels ou économiques et sociaux. Il assume cette dimension particulière dans la mesure où il reconnaît qu'il se reçoit dans une relation à un plus grand que lui, un Absolu, plus grand que chacune de nos existences. Tout homme, qu'il soit croyant ou non, doit bien prendre position sur la question d'un jugement moral qui dépasse ses intérêts particuliers et dont sa conscience est le témoin. Bien sur, pour les croyants, cette référence à une transcendance a un nom, c'est Dieu.
 

 Si je voulais maintenant entrer dans la lecture de ce livre de plus de cent pages, la matinée n'y suffirait pas. Il ne faut pas évidemment y chercher un catalogue de solutions mais sur beaucoup de sujets de la vie sociale, l'encyclique est une stimulation pour exercer le jugement moral et pour mettre en œuvre les critères de ce jugement. C'est pour répondre à cette stimulation d'ailleurs que j'ai invité des responsables du monde politique, économique et social à se rassembler le mercredi 15 juillet prochain au Collège des Bernardins pour une présentation commentée de cette encyclique. Je me contenterai maintenant de vous donner quelques points de référence qui peuvent ressortir d'une première lecture.

 Il nous donne ainsi un des thèmes centraux de tout l'ouvrage qui est le développement. Sa démarche sur le développement s'inscrit d'abord dans la tradition de la doctrine sociale de l'Église, au moins pour la période moderne qui remonte à la fin du XIX° siècle avec l'encyclique de Léon XIII Rerum Novarum  de 1891. Dans cette relecture historique, il accorde une attention très particulière au Concile Vatican II, notamment la Constitution Gaudium et Spes, et à l'encyclique de Paul VI Populorum Progressio de 1967, consacrée au « développement intégral » de l'homme. « Intégral », cela veut dire qui concerne la totalité de la personne dans chacune de ses dimensions. Ensuite, Benoît XVI fait une lecture de la situation présente à la lumière de ce programme vieux de plus de quarante ans.

Il relève les progrès qui ont pu être accomplis, mais il souligne aussi l'aggravation de certaines situations, notamment dans l'écart croissant entre une richesse de plus en plus grande pour certain, certains individus et certains pays, et une pauvreté de plus en plus profonde entre les pays et à l'intérieur de chaque pays.


 Je voudrais souligner encore deux points très importants de l'encyclique :

 
1. Il n'y a aucun domaine d'activité humaine qui échappe à la responsabilité morale. Ni le domaine économique, ni le domaine financier, ni le domaine technologique, ni le domaine de la recherche scientifique. La moralité et donc la valeur spécifiquement humaine des actions entreprises ne peut pas être seulement une question que l'on pose a postériori quand tout est fini et décidé, pour aménager des corrections aux marges. Elle est inhérente à la totalité de la démarche, elle doit en être un élément constituant permanent. Elle repose sur une évaluation des finalités visées et des moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs. C'est la question du sens de l'action humaine personnelle et collective. La justice et le bien commun sont les deux critères pour évaluer ce qui est conforme à un développement vraiment humain.

 
2. Le deuxième point concerne la réflexion sur la mondialisation et son rapport au développement. L'extension de la mondialisation pose des conditions nouvelles pour le développement en raison des interconnexions accrues et de l'internationalisation des échanges économiques et financiers. Cette situation conduit à examiner un certain nombre de questions, ce que fait l'encyclique, que je ne fais qu'énumérer :

 Le risque de laisser se développer une internationalisation exclusivement économique et financière et de négliger les dimensions sociales et culturelles de ce phénomène.

La mondialisation a représenté et représente une chance pour un certain nombre de pays émergents. Elle a été et elle est aussi une catastrophe pour d'autres pays, faute d'une régulation internationale.

La mondialisation suscite un nouvel équilibre entre les acteurs économiques, les états et la société civile. Notamment les champs d'action des états et leurs responsabilités ne sont plus les mêmes dans la mesure où beaucoup de centres de décisions ont pris une position internationale qui échappe à l'autorité particulière de chaque état, d'où la nécessité de reprendre à frais nouveaux la question d'une régulation internationale, y compris pour les organismes internationaux déjà existants.

Elle pose la question de la répartition des ressources et des moyens de production. Il faut analyser les objectifs réels et les conditions des « délocalisations ». S'agit-il simplement de trouver ailleurs de lieux de production moins couteux au détriment des populations parmi lesquelles on les installe - et en particulier au détriment de leurs droits sociaux - ou s'agit-il de répartir de manière plus équitable l'utilisation d'une technologie et la capacité d'entreprendre ?
 

 Cette encyclique, imposante par sa taille et la multiplicité des sujets qu'elle aborde, est cependant unifiée par une perspective générale sur la responsabilité dans l'action économique et sociale. C'est le service de l'homme qui est le critère ultime et définitif du projet social. Ce n'est pas l'homme qui est au service d'un projet social. Mais quel service de l'homme, quelle promotion de l'homme sont recherchés ? Autrement dit, quels sont les modèles d'humanité qui servent de référence pour établir une évaluation de l'action économique ? Comment est respectée l'unité de la personne humaine dans tous les domaines de sa vie ? Comment éviter de fractionner la perception de l'homme en fonction des critères de production ou en fonction des critères de consommation ? Comment reconnaître et servir l'unité de la personne humaine ? Un homme n'est jamais seulement un consommateur, jamais seulement un producteur, jamais seulement un esthète, jamais seulement un mystique. Il est tout à la fois un être de relation et de production, de consommation et d'échange gratuit, un être socialisé et acculturé. Cette encyclique est donc un commentaire d'une loi fondamentale de la doctrine sociale de l'Église : « pour tout l'homme et pour tous les hommes ».

Cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France

Le 7 Juillet 2009

 

Par maria marquez blanc - Publié dans : Sociale
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Dimanche 28 juin 2009
Puisque les élections pour le Parlement Européen sont passées, l'Europe, ou plus précisément "l'Union Européenne", n'est plus un sujet d'actualité. Du moment que nous laissons les médias diriger et nos pensées, et nos réflexions et nos  intérêts, il ne nous reste qu'attendre des prochaines élections pour envisager sommairement la réalité de l'Europe.

Je pense, par contre, que c'est maintenant, que nous devons travailler dans le sens d'une compréhension de ce qu'est l'Europe, d'une part, et l'Union Européenne, d'une autre. C'est pour cette raison que je vais dédier une grande partie de mon blog à la question Européenne.

Le Pape Léon XIII dans son enciclyque Rerum Novarum, disait " A qui veut régénérer une société quelconque en décadence, on prescrit avec raison de la ramener à ses origines. La perfection de toute société consiste, en effet, à poursuivre et à atteindre la fin en vue de laquelle elle a été fondée, en sorte que tous les mouvements et tous les actes de la vie sociale naissent du même principe d'où est née la société. aussi, s'écarter de la fin, c'est aller à la mort ; y revenir, c'est reprendre vie." 

Nul ne nierait la vérité de ces propos. Ainsi, il est opportun de revenir aux sources de l'Europe et de l'Union Européenne. L'Europe n'est pas née après la  Deuxième Guerre Mondiale. L'Europe advient avec le Christianisme. L'Union Européenne, par contre, elle est naît d'un idéal  qu'après la 2ème Guerre Mondiale va unir trois hommes providentiels : le français Robert Schuman, l'allemand Konrad Adenauer et l'italien Alcide De Gasperi ; nommés tous les trois "Les pères fondateurs de l'Europe". Tous les trois catholiques fervents, hommes de prière quotidienne, hommes d'Etat exemplaires. Tous les trois  nourris et inspirés par les encycliques Rerum Novarum et Quadragesimo Anno, qui ont marqué la première moitié du XXe siècle  dans le monde entier.

On ne peut pas aujourd'hui, relire Rerum Novarum, sans constater la pertinence pour notre temps de paroles du Pape Léon XIII. Si R. Schuman, K. Adenauer, et A. De Gasperi ont puisé leur idéal européen dans ces encycliques, les connaître permet de comprendre les principes qui les ont inspirés dans leur poursuite de la paix et de la justice, parce que ce sont deux encycliques qui parlent de la  justice sociale, sans laquelle il n'y a pas de paix possible. Voilà ce qui fut l'idéal fondateur de l'Union Européenne  à ces origines. 

Nous sommes, aujourd'hui à l'époque du relativisme, c'est-à-dire, à une époque où l'on soutient qu'il n'y a pas de vérité, parce que chacun  a sa vérité. Les faits, le réel, selon l'idéologie en vogue, sont négligeables. Chacun peut altérer ou inventer les faits historiques à sa guise, et selon ses  convenances. Cela veut dire que chacun peut mentir sans honte ni remords, et fausser l'histoire quand les faits vont  à l'encontre de ses intérêts, puisque les choses sont comme bel et bien lui semblent à chacun. L'histoire ne serait ainsi, qu'une suite de contes subjectifs car, comme l'a soutenu l'interprétation marxiste de l'histoire : il n'y a pas des faits. Mais bien, le relativiste peut continuer à croire que les choses sont comme il le veut, et il peut continuer à mentir le reste de leur vie. (Faudrait pourtant lui avertir que le mensonge conduit à la folie?)

On pourra continuer à nier les origines chrétiennes de l'Europe, nier et occulter l'inspiration profondément chrétienne des pères fondateurs de l'Union Européenne. Il y a, quoique l'on dise, ces faits persistants et irréductibles contre lesquels la sottise de quelques hommes sortira toujours vaincue.
Par maria marquez blanc - Publié dans : Europe
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Lundi 15 juin 2009

Le 15 mai 1891, le Pape Leon XIII devant les graves problèmes sociaux provoqués par l'industrialisation de ce siècle, s'adressait aux hommes de bonne volonté dans sa Lettre Encyclique RERUM NOVARUM (Des choses nouvelles). Lettre Encyclique qui commençait par ces mots :


"La soif d'innovations qui depuis longtemps s'est emparée des sociétés et les tient dans une agitation fiévreuse devait, tôt ou tard, passer des régions de la politique dans la sphère voisine de l'économie sociale. En effet, l'industrie s'est développée et ses méthodes se sont complètement renouvelées. Les rapports entre patrons et ouvriers se sont modifiés. La richesse a afflué entre les mains d'un petit nombre et la multitude a été laissée dans l'indigence. Les ouvriers ont conçu une opinion plus  haute d'eux-mêmes et ont contracté entre eux une union plus intime. Tous ces faits, sans parler de la corruption des moeurs, ont eu pour résultat un rédoutable conflit.

Partout, les esprits sont en suspens et dans une anxieuse attente, ce qui seul suffit à prouver combien de graves intérêts sont ici engagés. Cette situation préoccupe à la fois le génie des savants, la prudence des sages, les délibérations des réunions populaires, la perspicacité des législateurs et les conseils des gouvernants. En ce moment, il n'est pas question qui tourmente davantage l'esprit humain." 
 

 
Par maria marquez blanc - Publié dans : Sociale
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