Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 20:52



Je pense n'être pas la seule à regretter très sincèrement l'éloignement du parlement européen de Monsieur Jean-Marie Beaupuy.  Parce qu'il a su montrer, avec son action, que l'engagement  d'un député au sein du parlement européen, pouvait se concrétiser de façon efficace au niveau régional et locale, nous pouvons tous reconnaître en lui un vrai modèle de député européen.                                  
Par maria marquez blanc - Publié dans : Reims
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 19:41
Bien que la participation aux élections européennes n'ait pas été d'un grand enthousiasme, les résultats sont assez significatifs. Ils montrent un changement de mentalité que, le parti socialiste en particulier, et les partis de gauche en général, devraient considérer avec beaucoup d'attention et de respect. 

Les grandes crises économiques sont souvent, l'expression des changements   profonds dans les rapports sociaux et les formes de vie des hommes et des peuples. L'étonnement des socialistes et des gens de gauche aujourd'hui, devant les résultats des élections européennes, obéit à leur difficulté à comprendre (et à accepter) que les gens d'aujourd'hui, ne veulent plus de leur paternalisme, et encore moins  de leur charité "publique" ou "étatiste", qui empêche la libre initiative individuelle et enfonce les personnes dans le misère. 

Depuis quelques décennies, nous voyons grandir l'antagonisme entre ce que les politiques croient être leur "mission" sur terre, et ce à quoi les hommes aspirent. A commencer par le bonheur, le bonheur de chacun de nous, qui est quelque chose qui n'est pas du domaine du politique.

Avoir conscience de ses limites, c'était pour les Grecs le signe de la sagesse, et cette norme de sagesse nous la trouvons aussi dans le commandement judéo-chrétien qui enseigne : "Tu aimeras ton prochain comme toi même", puisque la clé de ce commandement se trouve dans la reconnaissance de nos limites.

Ces élections  européennes devraient pousser les responsables politiques à s'interroger sûr le sens et les limites de l'action politique. Si le libéralisme répond mieux que le socialisme aux attentes des personnes d'aujourd'hui, c'est parce que le libéralisme distingue nettement entre ce qui est du domaine publique et ce qui est du domaine privée. 

Pour quoi ne pas entreprendre aujourd'hui, un travail de critique de la notion de "pouvoir politique" héritée de la philosophie moderne?

Il se pourrait bien, et au plus grand bonheur de tous, que nous retrouvions dans la reconnaissance de nos limites, le sens (oublié par la fascination du pouvoir) qui permet de relier "sagesse" et "politique".



 
Par maria marquez blanc - Publié dans : Politique
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 21:52


"Il y a quelque chose dans l'emploi de la force qui va à l'encontre de son propre objet. Son défaut principal est qu'elle entrave la coopération. Chaque organisme nécessite d'un environnement d'amis, en partie pour le protéger de changements violents, et en partie pour lui fournir ce qui lui fait défaut. L'Evangile de la Force est incompatible avec une vie sociale. Par force, j'entends antagonisme dans son sens  le plus général.
   Presque aussi dangereux est l'Evangile d'Uniformité. Les différences entre nations et les races de l'humanité sont nécessaires pour préserver les conditions dans lesquelles un développement supérieur est possible. Un facteur majeur dans la tendance ascendante de la vie animale a été la puissance d'errance. Peut-être est-ce pour cela que les monstres à armure ont connu un triste sort. Ils ne pouvaient errer. Des animaux errent vers des conditions nouvelles. Ils doivent s'adapter ou mourir. L'humanité a erré des arbres aux plaines, d'un continent à l'autre, et d'un mode de vie à l'autre. Quand l'homme cessera d'errer, il cessera de monter dans l'échelle d'être. L'errance physique est toujours importante, mais la puissance des aventures spirituelles de l'homme est encore plus grande -aventures de pensée, aventures de sentiments passionés, aventures d'expérience esthétique-. Une diversification parmi les communautés humaines est essentielle à l'impulsion et au matériau nécessaire à l'Odyssée de l'esprit human. D'autres nations ayant des habitudes différentes ne sont pas des ennemies, mais des dons du ciel. Les hommes ont besoin que leurs voisins leur donnent quelque  chose d'assez différent pour retenir leur attention, et quelque chose d'assez grand pour susciter leur admiration. Nous ne devons pas nous attendre, cependant, à trouver toutes les vertus. Nous devrions être déjà satisfaits de trouver quelque chose d'assez curieux pour nous intéresser." 

(Alfred North Whitehead. La Science et le Monde Moderne. Ed. du Rocher; p. 238-239). 
Par maria marquez blanc - Publié dans : Europe
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 14:04

A partir du 1° juin le RSA (Revenu de Solidarité Active) remplace le RMI (Revenu Minimum d’Insertion). Ce nouveau dispositif social s’appuie sur 3  dispositions légales : (1)  la loi constitutionnelle du 28 mars 2003, qui ouvre la possibilité d’expérimentation dans le domaine des politiques sociales, (2) la loi des finances de 2007, qui permet aux départements la faculté d’expérimenter des dispositifs d’incitation à l’emploi, et (3) la  loi en faveur du Travail, de l’Emploi et du Pouvoir d’Achat (TEPA), d’août 2007.

Le RSA est naît de l'idée de M. Martin HIRSCH de faire plus attractif pour les bénéficiaires des minimas sociaux le retour à l’emploi que de ne pas avoir d’emploi. Et cela après  le constat que, pour les bénéficiaires des minimas sociaux, tels que le RMI et l’API, le retour à l’emploi se traduisait dans la plupart de cas  par une dégradation des conditions de vie, liée au fait de la perte d’une série d’aides que la reprise de travail ne compensait pas.

Ce qu’il y avait de bon dans l’initiative de M. Hirsch, c’était qu’elle prenait en compte une des causes de l’échec du RMI, en tant que dispositif d’insertion. Mais elle n’en prenait qu’une, quand elles sont multiples. L’échec du RMI, dont les conséquences ont été gravissimes du point de vue de l’éclatement de la cohésion sociale dans le pays, est dû au fait de cette multiplicité et ambigüité des objectifs qu’on l’a accordé.  Maintenant, la même chose risque de se produire avec le RSA. 

« Le RSA cherche simultanément à atteindre quatre objectifs : 
  • encourager l’accès ou le retour à l’emploi, en garantissant que tout retour à l’emploi donne lieu, dans la durée, à une augmentation de revenus ;
  • lutter contre la pauvreté en complétant les revenus du travail pour ceux qui en ont besoin ; 
  • améliorer l’accompagnement social et l’insertion professionnelle ;
  • simplifier le système des minima sociaux. »(*)

 Avec un seul dispositif social, il est hautement improbable que l’on puisse, en même temps, résoudre (ou s’attaquer) aux problèmes de misère, d’exclusion sociale, de chômage de long durée, de chômage des jeunes, d’insertion sociale, d’insertion laborale, de formation, de qualification, etc.

Pour qu’une politique sociale ait une chance de réussir, il ne faut  pas tout mélanger. C’est, il me semble, une question de sens commun élémentaire. Certes, il y a le problème de la paupérisation  des vastes secteurs de la population, et dont le RMI a été en grande partie responsable. Les 20 ans du RMI n’ont fait qu’institutionnaliser la misère, parce que dans les faits, il  a été le plus grand obstacle à la reprise d’un emploi stable.  Sur ce point, le RSA ne prévoit aucun changement de politique, son objectif étant, seulement d’équilibrer le passage d’une période d’activité  à une période d’inactivité,  qui est  caractéristique du parcours laboral des bénéficiaires des minimas sociaux, par une compensation financière.

Précisément, le « Rapport final su l’évaluation des expérimentations RSA », de mai 2009, signale que : « Les bénéficiaires interrogés sont nombreux à connaître des parcours professionnels instables , composés d’une succession de missions d’intérim, de CDD et des contrats aidés, entrecoupés de périodes de chômage plus ou moins longues. Dans ces conditions, l’accès à un emploi ne constitue pas forcement la garantie d’une amélioration de leur situation financière. La reprise d’emploi, surtout s’il est précaire et/ou à temps partiel, est même parfois perçue comme un risque de perdre le peu qui leur revient (en particulier les droits connexes associés au RMI). La peur des indus, qui intervient d’après l’expérience des bénéficiaires quasi systématiquement lors d’une reprise d’activité, est également très répandue chez les bénéficiaires. Les indus génèrent des dettes qui peuvent mettre en grande difficulté les personnes concernées. »

Le problème du RSA c’est qu’il est fondé sur l’idée fausse d’une identification entre « chômeur » et « bénéficiaire des minima sociaux » dont le RMI. Or,  tout chômeur n’est pas un Rmiste, et tout Rmiste n’est pas un  chômeur. 

(*) "Rapport sur l'évaluation des expérimentations RSA". mai 2009 
Par maria marquez blanc - Publié dans : RMI/RSA
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 21:59

 

Par maria marquez blanc - Publié dans : chômage
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