Jeudi 9 octobre 2008
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Le projet de loi sur le RSA a été adopté.
Je me demande si c'était, maintenant, le moment de le faire. La situation de récession économique dans laquelle nous sommes, plus la crise financière, qui annoncent une remontée du chômage et des
difficultés économiques pour tous, ne méritaient-elles pas être considérées pour évaluer l'opportunité de mettre en place ce dispositif? Le succès du RSA dépend de l'offre de
travail. S'il n'y a pas une offre de travail sur le marché, il est inutile de forcer les personnes a en trouver un. Déjà ce n'était pas évident pour nombre de rmistes de trouver
un emploi, et dans les conditions actuelles c'est vraiment utopique.
En plus, il faut tenir présent que le but du RSA c'était de mettre fin au dispositif du RMI. Je n'ai jamais été d'accord avec ce dispositif que je considère "pervers" dans son principe
même. Cependant, il était là, avec tout le mal qu'il a fait, et on ne pouvait pas l'éliminer d'un jour à l'autre par simple décret sans aboutir à un mal
encore plus grand. Il fallait le déconstruire. Déconstruire un système qui était devenu une machine complexe et bureaucratique qui ne servait qu'à maintenir les gens dans le système.
M. Hirsch, comme parfait énarque, n'a jamais compris ce que c'était le RMI. Il a inventé un autre dispositif abstrait qui ne pouvait convaincre qu'à ceux qui ne connaissent pas le RMI. Mais
aujourd'hui, cette question est grave et les conséquences seront plus graves encore.
Aujourd'hui, il fallait suspendre le RSA. Mais M. Hirsch ne sait que se regarder lui-même. C'était son idée à lui. Il n'a pas pensé aux conséquences ni moins encore à ceux qui se
trouvent au RMI, aujourd'hui. Reste à savoir comment va-t-on aborder la situation de chômage qui s'annonce pour les mois qui viennent?
Par maria marquez blanc
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Mercredi 8 octobre 2008
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La méfiance actuelle à l’égard de
la politique et des politiques (les élus) a pour cause, il me semble, une certaine ambigüité qui naît de deux représentations du pouvoir et de son exercice qui se mêlent. Ces deux représentations
ont pour point en commun l’identification du
pouvoir avec la puissance, dont l’expression parfaite serait celle de
la « toute puissance ». La puissance c’est la force qui constitue le pouvoir. D’où le fait que le pouvoir dans la pensée cartésienne ait été identifié avec le fait de « faire tout
ce que l’on veut » et considéré comme quelque chose d’appréciable. Je pense au contraire, que le pouvoir n’est jamais une chose bonne. Le
pouvoir est toujours une chose très dangereuse. Parce que, quelle est la mesure du pouvoir ? En réfléchissant à cette question, je suis arrivée à la conclusion suivante : la mesure du
pouvoir n’est rien d’autre que la possibilité que nous avons de détruire des vies humaines. On est d’autant plus puissant que nous pouvons détruire le plus des vies humaines. Un homme puissant
est celui qui a la puissance de détruire beaucoup de vies humaines, et le plus puissant est celui qui a la puissance de détruire le plus de vies humaines. C’est la raison pour laquelle j’affirme
que le pouvoir n’est jamais une bonne chose, et qu’il est de surcroit, dangereux. Surtout parce que quand nous avons du pouvoir il est très difficile de ne pas
l’exercer. Et comme il y a beaucoup de façons de détruire la vie des autres, (ex : priver
de travail ou de logement quelqu’un), il faut y être conscients de ce que cela signifie.
Celle-là est une des représentations liées au pouvoir. L’autre mais qui est corrélative de la première, est celle qui place le détenteur du pouvoir dans un niveau supra-humain et
qui par ce fait est tenu de résoudre les problèmes concernant la vie courante des « humains ».
Mon hypothèse est
qu’une relation gouvernant/gouvernés fondée sur ces deux représentations, est en
contradiction avec l’autonomie des individus inhérente à la démocratie contemporaine. D’où l’ambigüité manifeste de la fonction
des responsables politiques qui s’exprime par 1) la tendance à faire de promesses qui ne peuvent pas
tenir une fois qu’ils sont au pouvoir, parce que les choses dans la réalité, ne dépendent pas d’eux, 2) la tendance à faire semblant qu’ils
sont proches des gens, 3) la tendance à prendre des décisions sans tenir compte des concernés par leurs décisions.
Par maria marquez blanc
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Mardi 7 octobre 2008
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Verra-t-on bientôt les Régions Haute et Basse-Normandie fusionner, l'Auvergne et Rhône-Alpes convoler ? Le regroupement de plusieurs des 22 conseils
régionaux de la métropole, vieux serpent de mer, réapparaît dans le cadre de la réforme des collectivités locales présentée comme un «grand chantier» de 2009 par Nicolas Sarkozy, le
25 septembre à Toulon. Chantier que Jean-François Copé qualifie de «big bang». «Le moment est venu de poser la question des échelons de collectivités locales dont le
nombre et l'enchevêtrement des compétences sont une source d'inefficacité et de dépenses supplémentaires», avait annoncé ce jour-là le chef de l'État. L'Élysée veut
alléger le mille-feuille administratif qui, depuis la commune jusqu'à l'État et l'Union européenne, compte sept niveaux. La France rassemble ainsi 26 Régions, 100 départements, 36 000
communes et 18 000 groupements intercommunaux.
Certes,
les 100 départements seront les premiers touchés par cette réforme, si elle est menée à son terme. Mais ils ne seraient pas les seuls. Au sein du gouvernement, certains se mettent à rêver du
rapprochement de certaines Régions. Le sujet passionne d'autant plus que les élections régionales - censées se dérouler au printemps 2010 - approchent à grands pas.
«C'est vrai que la question de la fusion de certaines Régions se pose», admet l'entourage de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.
Depuis 1982, les Régions ont enrichi leur portefeuille initial - construction et entretien des lycées, apprentissage et formation professionnelle,
développement économique et aménagement du territoire - de nouvelles prérogatives comme les aides aux entreprises. Désormais, elles peuvent aussi acquérir et gérer des aérodromes civils et
certains ports aussi bien que des logements étudiants, des châteaux ou des musées. Favorisées
par la construction européenne, les Régions demeurent pourtant d'une taille souvent inférieure aux Länder allemands. «Je pense que l'Auvergne pourrait se rapprocher de Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes ou
Languedoc-Roussillon, mais un rapprochement avec Rhône-Alpes aurait plus de sens, argumente un ministre. Clermont-Ferrand sera bientôt à 1 h 30 de Lyon.» Faut-il alors fusionner le
Limousin et Poitou-Charentes ? «La question peut se poser», poursuit ce ministre. D'autres membres du gouvernement sont plus que réservés. «À part le cas de la Basse et de la Haute-Normandie, nos Régions ont aujourd'hui une identité forte et elles sont toutes très
peuplées, fait valoir Alain Marleix, secrétaire d'État à l'Intérieur et aux Collectivités locales. Nous n'irons pas jusqu'à la fusion.»
Les «pays» - associations de communes ou syndicats mixtes - pourraient aussi faire les frais du chantier présidentiel. Il faut dire que ces structures, créées en
1995 par Charles Pasqua, renforcées en 1999 par Dominique Voynet, ont tendance à se multiplier, alors qu'elles ne constituent pas un échelon administratif mais plutôt un regroupement de
collectivités chargé de faire la promotion d'un territoire. On en dénombrait 345 au
1er janvier 2008 et, selon le ministère de l'Intérieur, 371 sont en projet. Parmi ces pays, Marennes-Oléron, Val de Lorraine, Pays de Châteaubriant. «Il est temps de siffler la fin de la
partie», explique-t-on Place Beauvau, où l'on s'agace de la multiplication des structures. «Ces
pays n'ont pas de budget propre mais ils coûtent cher», assure un ministre qui plaide pour leur
suppression.
Pour autant, l'avenir du département reste toujours au cœur de
la réforme. Le ministère de l'Intérieur n'a pas encore de religion sur le sujet.
«La question, c'est de savoir si la Région supprime le département ou intègre le
département», explique l'entourage de Michèle Alliot-Marie. L'une des solutions envisagées est
la fusion des conseils généraux et régionaux, les élus siégeant en formation départementale ou régionale selon le dossier traité. (Guillaume Perrault (Le Figaro) 01/10/2008 )
Par maria marquez blanc
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Mardi 7 octobre 2008
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Ce qu'il faut tenir en compte c'est que l'actuelle récession
en France n'est pas due à la crise financière. Celle-ci ne fait qu'aggraver une situation de récession économique qui était déjà là, comme le ver dans le fruit. C'est l'absence de libéralisme qui
a paralysée l'économie française, et qui maintenant fait que la sortie de la crise soit plus difficile pour la France que pour les autres pays. Si la gauche se réjouit de
l'intervention de l'Etat, ou comme ils disent "du retour de l'Etat", c'est qu'ils en font une analyse erronée. Que des Etats interviennent pour conserver la liquidité en ces
moments, pour éviter que les PEM tombent en cessation de paiement; ne prouve rien d'autre que le capitalisme montre une extraordinaire capacité d'évolution et d'adaptation, en ce qui
concerne la résolution des problèmes. Mais cette mesure, si elle ne s'accompagne d'une forte impulsion de la liberté d'entreprendre, et de la libre concurrence, ne
permet pas à elle seule de sortir de la récession.
Par maria marquez blanc
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