Dimanche 28 juin 2009
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Puisque les élections pour le Parlement Européen sont passées, l'Europe, ou plus
précisément "l'Union Européenne", n'est plus un sujet d'actualité. Du moment que nous laissons les médias diriger et nos pensées, et nos réflexions et nos intérêts, il ne nous reste
qu'attendre des prochaines élections pour envisager sommairement la réalité de l'Europe.
Je pense, par contre, que c'est maintenant, que nous devons travailler dans le sens
d'une compréhension de ce qu'est l'Europe, d'une part, et l'Union Européenne, d'une autre. C'est pour cette raison que je vais dédier une grande partie de mon blog à la question
Européenne.
Le Pape Léon XIII dans son enciclyque Rerum Novarum, disait " A qui veut
régénérer une société quelconque en décadence, on prescrit avec raison de la ramener à ses origines. La perfection de toute société consiste, en effet, à poursuivre et à atteindre la fin en vue
de laquelle elle a été fondée, en sorte que tous les mouvements et tous les actes de la vie sociale naissent du même principe d'où est née la société. aussi, s'écarter de la fin, c'est aller à la
mort ; y revenir, c'est reprendre vie."
Nul ne nierait la vérité de ces propos. Ainsi, il est opportun de revenir aux sources de
l'Europe et de l'Union Européenne. L'Europe n'est pas née après la Deuxième Guerre Mondiale. L'Europe advient avec le Christianisme. L'Union Européenne, par contre, elle est naît d'un idéal
qu'après la 2ème Guerre Mondiale va unir trois hommes providentiels : le français Robert Schuman, l'allemand Konrad Adenauer et l'italien Alcide De Gasperi ; nommés tous les trois "Les
pères fondateurs de l'Europe". Tous les trois catholiques fervents, hommes de prière quotidienne, hommes d'Etat exemplaires. Tous les trois nourris et inspirés par les encycliques Rerum
Novarum et Quadragesimo Anno, qui ont marqué la première moitié du XXe siècle dans le monde entier.
On ne peut pas aujourd'hui, relire Rerum Novarum, sans constater la pertinence
pour notre temps de paroles du Pape Léon XIII. Si R. Schuman, K. Adenauer, et A. De Gasperi ont puisé leur idéal européen dans ces encycliques, les connaître permet de comprendre les principes
qui les ont inspirés dans leur poursuite de la paix et de la justice, parce que ce sont deux encycliques qui parlent de la justice sociale, sans laquelle il n'y a pas de paix possible.
Voilà ce qui fut l'idéal fondateur de l'Union Européenne à ces origines.
Nous sommes, aujourd'hui à l'époque du relativisme, c'est-à-dire, à une époque où l'on
soutient qu'il n'y a pas de vérité, parce que chacun a sa vérité. Les faits, le réel, selon l'idéologie en vogue, sont négligeables. Chacun peut altérer ou inventer les faits historiques à
sa guise, et selon ses convenances. Cela veut dire que chacun peut mentir sans honte ni remords, et fausser l'histoire quand les faits vont à l'encontre de ses intérêts, puisque les
choses sont comme bel et bien lui semblent à chacun. L'histoire ne serait ainsi, qu'une suite de contes subjectifs car, comme l'a soutenu l'interprétation marxiste de l'histoire : il n'y a pas
des faits. Mais bien, le relativiste peut continuer à croire que les choses sont comme il le veut, et il peut continuer à mentir le reste de leur vie. (Faudrait pourtant lui avertir que le
mensonge conduit à la folie?)
On pourra continuer à nier les origines chrétiennes de l'Europe, nier et occulter l'inspiration profondément chrétienne des pères fondateurs de l'Union Européenne. Il y a, quoique l'on dise, ces
faits persistants et irréductibles contre lesquels la sottise de quelques hommes sortira toujours vaincue.